Chronologie

 

Mise à jour en continu…

 

  • De janvier à mai 2005

146 cas de salmonelle de type Agona détectés chez des nourrissons. Des produits infantiles contaminés, issus de l’usine de Craon du groupe Celia en sont à l’origine. Il s’agit de la première épidémie documentée d’infection à Salmonella enterica à sérotype Agona en France, selon une publication du 5 septembre 2006 du Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire.

 

  • Eté 2006

     Rachat de Célia par Lactalis.

 

  • Premier semestre 2017 

Travaux dans l’usine de Craon. Un cas de salmonellose chez un nourrisson en avril, détecté a posteriori et révélé en décembre.

 

  • 23 et 24 août 2017

Détection de salmonelle de type Agona dans l’usine de Craon lors d’un contrôle interne de Lactalis. Pas d’alerte car les salmonelles ne sont pas détectées dans les produits infantiles.

 

  • 5 septembre 2017

Inspection de l’usine de Craon par les services vétérinaires de la Mayenne. Pas d’information sur la détection de salmonelles. Aucun test n’est effectué par les services de l’Etat.

 

  • 5 novembre 2017 

Nouvelle détection de salmonelle de type Agona dans l’usine de Craon lors d’un contrôle interne de Lactalis. Toujours pas d’alerte car les salmonelles ne sont pas détectées dans les produits infantiles.

 

  • 1er décembre 2017

L’Agence nationale de santé publique alerte le gouvernement sur un nombre anormalement élevé de salmonelle de type Agona chez des nourrissons. Huit cas ont été détectés en huit jours. Les nourrissons ont en commun d’avoir consommé des produits infantiles issus de l’usine de Craon. Lactalis est prévenue le soir même.

 

  • 2 décembre 2017

     Lactalis procède à un premier rappel de laits infantiles 1er âge en poudre (marques Picot, Pepti Junior et Milumel Bio). 12 références sont concernées. Vingt nourrissons sont atteints de salmonellose dans huit régions différentes. Les premiers résultats des investigations menées par Santé Publique France et la DGCCRF ont montré que les 13 enfants dont les familles ont été interrogées ont consommé du lait infantile 1er âge, fabriqué entre mi-juillet et fin novembre, sur le même site de production du groupe Lactalis (à Craon en Mayenne). La DGCCRF alerte la presse du retrait de 12 lots de laits infantiles, « en lien avec l’entreprise ».

 

  • 3 décembre 2017

Lactalis annonce le retrait de 12 lots de laits infantiles et évoque « l’alerte de suspicion de 3 laits infantiles qui seraient mis en cause dans des cas de salmonellose ». Lactalis met en place un numéro vert « dès le 2 décembre » et reçoit 13 000 appels dès le premier jour.

 

  • 4 décembre 2017

Prélèvement pour détecter des salmonelles dans l’usine par le service départemental de protection de la population de la Mayenne. Lactalis lance des autocontrôles renforcés sur les tours de séchage de l’usine 1 et 2. La DGCCRF alerte les pays tiers.

 

  • 7 et 8 décembre

Résultats des prélèvements dans l’usine affichant la présence de salmonelle de type Agona sur du matériel de nettoyage. Lactalis confirme par un courriel du 8 décembre la suspicion de salmonelle lors de ses autocontrôles. Bruno Le Maire donne jusqu’à 22 heures à Lactalis pour obtenir une prise de décision quant à un nouveau retrait de lots.

 

  • 8 Décembre 2017

Suite à un audit, l’activité de production de lait infantile du site de Craon (53) est arrêtée.

 

  • 9 décembre 2017

Emmanuel Besnier, p.-d.g. de Lactalis, est convoqué par le gouvernement. « Faute de réponse satisfaisante » de la part de Lactalis, Bruno Le Maire publie un arrêté « portant suspension de l’exportation et de la mise sur le marché de certains produits d’alimentation infantile fabriqué par la société Célia-laiterie de Craon », publié au Journal officiel du 11 décembre. Cette fois, 620 lots sont retirés du marché. La préfecture de la Mayenne prend également un arrêté le 9 décembre, publié seulement le 29 décembre sur le recueil des actes administratifs de la préfecture.

Pour Lactalis, « « la contamination serait probablement survenue sur une des tours de séchage du site dans la période du 1er au 6 mai 2017 ». 7000 tonnes de produits sont concernés.

 

  • 10 décembre 2017

La DGCCRF et le ministère de la Santé publient un communiqué de presse expliquant le retrait des produits infantiles « considérant que les mesures prises par l’entreprise n’étaient pas de nature à maîtriser le risque de contamination ». Lactalis communique et confirme une « cause probable de contamination survenue sur une de nos tours de séchage dans la période du 1er au 6 mai 2017 ».

 

  • 11 Décembre 2017

     L’adresse email victimeslactalis@gmail.com est créée pour recenser les cas de salmonelles liées au lait contaminés. Plus de 300 parents envoient des emails en une seule journée.

 

  • 11 et 13 décembre

Analyse « des dizaines de milliers de lignes des documents fournis par Lactalis », selon Bruno Le Maire. « Des incohérences apparaissent dans la liste des lots manquants », a-t-il fait remarquer.

 

  • 13 Décembre 2017

     Cinq nouveaux lots de la marque Picot sont retirés dans les pharmacies sans être présents dans les listes officielles communiquées par Lactalis et les autorités, les parents en informent les médias et ceux-ci sont ensuite ajoutés aux listes officielles. D’après le communiqué de la DGCCRF, « ces cinq lots n’apparaissaient pas, alors qu’ils auraient dû figurer dans les fichiers transmis par Lactalis, sur lesquels s’est basé l’arrêté ministériel de retrait-rappel du 10 décembre ». Lactalis indique elle qu’il pourrait s’agir d’ « un oubli » des ministères concernés.

 

  • 18 Décembre 2017

« Lactalis a procédé le 13 décembre dernier au retrait-rappel de cinq nouveaux produits sur son site de Craon », écrit la DGCCRF sur son site internet. Et de préciser : « Ces cinq lots n’apparaissaient pas, alors qu’ils auraient dû y figurer, dans les fichiers transmis par Lactalis, fichier sur le fondement duquel a été pris l’arrêté ministériel de retrait-rappel ».

     Dépôt de plainte de Monsieur Quentin Guillemain, (Président de l’Association FVLCS) à l’encontre du groupe Lactalis pour mise en danger de la vie d’autrui et contre sa pharmacie pour non-assistance à personne en danger. Des dizaines de parents suivront…

 

  • 19 Décembre 2017

     Création de l’association AFVLCS : Association des Familles d’Aide aux Victimes du Lait Contaminés aux Salmonelles.

 

  • 20 décembre 2017

35 nourrissons ont été atteints de salmonellose dans 10 régions selon Santé Publique France.

 

  • 21 Décembre 2017

     720 lots supplémentaires sont retirés du marché en France et à l’international. Ce cinquième rappel inclut la totalité des produits infantiles et nutritionnels fabriqués ou conditionnés sur le site de Craon depuis le 15 février 2017. Il concerne les produits des marques Picot (poudres, solutés de réhydratation et céréales infantiles), Milumel (poudres et céréales infantiles) et Taranis (mélange d’acides aminés en poudre destinés au traitement de pathologies).

     « A partir des résultats d’analyses renforcées, nous savons désormais qu’une contamination dispersée s’est installée dans notre usine de Craon suite à des travaux réalisés au cours du 1er semestre 2017 », affirme alors Michel Nalet, directeur de la communication et des relations extérieures de Lactalis.

     Cela porte au total à 1345 lots retirés de la vente en France et dans le monde entier.

 

  • 22 Décembre 2017

     Le pôle santé publique du Parquet de Paris ouvre une enquête contre Lactalis pour blessures involontaires, mises en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et inexécution d’une procédure de rappel produit préjudiciable à la santé, suite au dépôt de la plainte de Monsieur Guillemain Quentin et d’autres parents.

 

  • 23 Décembre 2017

     Une lettre d’excuse du groupe Lactalis est publiée dans les quotidiens.

 

  • 29 Décembre 2017

     Création d’une pétition en ligne pour la transparence totale de cette affaire et un renforcement des mesures qui permettront de véritablement nous protéger de ces fraudes alimentaires et de la contamination des produits que nous donnons à nos nourrissons par des produits dangereux pour la santé. (change.org/laitcontamine)

 

  • 4 janvier 2018

Un article du Canard enchaîné s’interroge sur la non-détection des salmonelles par les services vétérinaires le 5 septembre. Le ministère de l’Agriculture justifie cette non-détection par un contrôle sur l’atelier de production de céréales de l’usine et non sur l’atelier de déshydratation du lait.

 

  • 5 janvier 2018

Un article de la Voix du Nord publie le témoignage de parents et dénonce la vente de produits infantiles Lactalis, pourtant théoriquement retirés du marché, par un magasin de E. Leclerc.

L’AFVLCS recense sur les 1000 premières familles qui l’ont contacté, 200 enfants malades potentiellement contaminés et 60 hospitalisations.

 

  • 8 janvier 2018

L’institut Pasteur confirme que la salmonelle présente chez les nourrissons serait de même type que celle déjà présente dans l’usine en 2005.

 

  • 9 janvier 2018

Michel-Edouard Leclerc avoue « un bug » dans le retrait des produits infantiles et annonce 984 boîtes vendues par ses magasins.

 

  • 10 janvier 2018 

Carrefour reconnaît la vente de 434 produits infantiles, normalement interdits à la vente, Système U de 384 produits, Auchan de 52, Cora de 72 et Casino de 352. Après investigations, il s’avère que plusieurs lots sont restés en rayons dans de très nombreuses enseignes de distribution (Carrefour, Casino et Système U, etc.).

Le Canard enchaîné, preuve à l’appui, montre que le contrôle du 5 septembre aurait dû porter sur l’atelier laitier et que les locaux inspectés ont été ceux des céréales.

 

  • 11 janvier 2018

La pétition lancée par l’association (change.org/laitcontamine) dépasse les 50.000 signatures.

Conférence de presse de M. Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances. Il révèle les conclusions d’un rapport de la DGCCRF sur les contrôles menés par ses services qui ont retrouvé la présence de produits retirés dans des enseignes de grande distribution, des pharmacies, des crèches et des hopitaux. Il annonce 2500 contrôles complémentaires.

Dans la même journée, le président français Emmanuel Macron dira lors d’une conférence de presse depuis Rome que « si des sanctions doivent être prises elles seront prises ».

Bruno Le Maire et Stéphane Travert convoquent les distributeurs. Un contrôle électronique en caisse sera effectué systématiquement pour retirer de la consommation les produits infantiles « suspects », à l’avenir.

Lactalis, représenté par son directeur de la communication et des relations extérieures, Michel Nalet, tient une conférence de presse exceptionnelle à Paris et s’excuse auprès des familles.

 

  • 12 janvier 2018

Emmanuel Besnier, p-dg de Lactalis, est reçu par Bruno Le Maire à Bercy. Il décide de rappeler toutes les produits infantiles produits dans l’usine de Craon quelle que soit leur numéro de lot et leur date de durabilité minimum.

 

  • 14 Janvier 2018

Dans une interview exclusive au JDD (Journal Du Dimanche), Emmanuel Besnier, qui cultive l’image d’un homme très discret, annonce le retrait de l’ensemble des produits Lactalis fabriqués dans son site de production de Craon, sans aucune date limite. Ce sont selon lui, 12 millions de boîtes dans 83 pays qui sont concernées par ce rappel d’envergure. Le patron de Lactalis promet d’indemniser « toutes les familles qui ont subi un préjudice ».  La réponse immédiate des familles des victimes est : « Monsieur Besnier n’achètera pas notre silence »

 

  • 15 Janvier 2018

L’Association des Familles de Victimes du Lait Contaminé aux Salmonelles, est reçue à Bercy par M. Bruno Le Maire, Ministre de l’économie et des finances et Mme Agnes Buzyn, Ministre de la santé et des solidarités puis par M. le directeur général de l’alimentation et de l’agriculture à la demande du Ministre M. Travert. Des questions précises sont posées sans que des réponses y soient apportées immédiatement. (Compte rendu des rencontres / Questions posées)

Lancement de la collecte de dons sur www.gofundme.com/lactalis pour réduire les couts de frais de justice pour les familles concernées

 

  • 16 Janvier 2018

La pétition change.org/laitcontamine dépasse les 75.000 signatures.

Le magazine de France 2 « Cash Investigation » diffuse un reportage d’enquête sur les dessous de l’industrie du lait. On apprend dans le reportage que le groupe agro-alimentaire n’a jamais communiqué son chiffre d’affaire aux administrations comme la loi l’y oblige depuis 2016. Interrogé à ce sujet par la journaliste d’investigation Elise Lucet, Stéphane Travert, ministre de l’agriculture a reconnu durant le reportage que « Lactalis est au dessus des lois ». Cash Investigation explique également que le tribunal de Laval, saisi depuis mars 2017 pour statuer sur le refus de Lactalis, de transmettre ses comptes, n’a jamais rendu de décision à ce sujet. Et pour cause, le vice-président du tribunal de commerce de Laval, n’est autre que Michel Peslier, cadre dirigeant chez Lactalis.

Au moment de la diffusion de l’émission, Lactalis créé instantanément un compte Twitter et répond en direct sur les réseaux sociaux à l’aide du hashatg #LactalisRépond. Ainsi, le groupe explique que « par essence, les tribunaux de commerces sont composés de chefs d’entreprise » et qu’il « n’y a rien d’anormal à ce qu’un cadre du groupe en soit membre » avant de préciser que « nos comptes sont totalement connus des pouvoirs publics, en toute transparence ». Lactalis indique par ailleurs que « nous n’avons jamais été opposés au dépôt de nos comptes mais à leur publication »

 

  • 17 Janvier 2018

Des perquisitions sont menées dans plusieurs sites  du groupe Lactalis. Ce sont pas moins de 70 enquêteurs et plusieurs magistrats qui ont donc procédé à des perquisitions notamment au siège de Lactalis à Laval ainsi que dans les locaux de son usine de Craon.

 

  • 20 janvier 2018

La pétition change.org/laitcontamine dépasse les 100.000 signatures.