Communiqué de Presse – Les victimes mises sous surveillance par l’Etat – pas de contrôle de l’état pour les produits infantiles

Dans son édition du 7 février, le canard enchainé révèle dans un article au titre éloquent « L’etat ne controle pas Lactalis mais surveille de pres ses victimes… », qu’au plus fort de la crise alimentaire que nous avons vécu dans l’affaire Lactalis, l’Etat concentrait ses moyens sur la surveillance des activités des victimes de ce scandale.

Quel objectif poursuivait l’Etat en faisant surveiller les parents qui dénonçaient pacifiquement ce qui s’avèrera comme un des plus grand scandale alimentaire que notre pays a connu ? S’agissait-il de défendre ses propres intérêts plutôt que de protéger les victimes ?
Était il question de défendre par cette surveillance d’Etat les intérêts du plus gros producteur de lait français ou d’un représentant de l’Etat ?

« Le Préfet de la Mayenne aurait bien mieux fait d’utiliser tous les moyens en sa possession pour faire appliquer la loi et la réglementation en vigueur et faire les contrôles qui s’imposaient dans l’entreprise . Encore une fois, l’Etat démontre sa méfiance vis à vis des victimes plutôt que d’être à leurs côtés dans ce moment difficile. Ces méthodes d’un autre âge traduisent bien la fébrilité de l’Etat depuis le début de cette affaire » réagit Quentin Guillemain

Enfin l’ Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles ne cache pas sa surprise en apprenant qu’aucun contrôle de l’Etat n’aurait été effectué sur la présence éventuelle de salmonelle dans les produits fabriqués dans l’usine de Craon, et ce malgré la contamination de 2005.
Ces nouvelles révélations ne font que renforcer la défiance des parents envers l’Etat alors que les questions publiques posées par l’association et l’Ong foodwatch France aux trois ministres en charge de ce sujet sont toujours restées sans réponses.

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