Communiqué de Quentin GUILLEMAIN

L’usine LACTALIS de Craon continue de fonctionner. Des contrôles sanitaires plus sérieux auraient peut être pu permettre d’éviter le pire.

Alors que le groupe LACTALIS et les autorités indiquent publiquement que l’usine LACTALIS de Craon en Mayenne est à l’arrêt(1) suite à la suspicion d’une contamination par des salmonelles de plus de 1400 références de produits, le Canard enchainé révèle dans son édition du 3 janvier qu’il n’en est rien.

En effet, citant l’arrêté préfectoral du 8 décembre,  rendu public seulement le 29 décembre, l’hebdomadaire indique que seule la production de lait infantile serait suspendue.

« C’est extrêmement grave car cela indique que la production de solutés de réhydratations, céréales et autres produits, pourtant retirés du marché par LACTALIS eux même, n’est pas et n’a jamais été suspendue alors même qu’ils sont également suspectés d’être contaminés et sont produits dans la même usine de Craon. On comprend alors mieux, aux vues de son contenu, le délai inhabituellement long de la publication de l’arrêté par la Préfecture de Mayenne.
Pourquoi les autorités n’ont elles pas fermées l’usine de Craon, l’ensemble de sa production depuis février 2017 étant pourtant suspecté d’être contaminée ?

A quoi jouent les autorités pour protéger les intérêts économiques de LACTALIS ? » relève Quentin GUILLEMAIN, Président de l’Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles créée le 19 décembre dernier et réunissant à cette heure plus de 200 familles.
Le Canard enchainé révèle également dans cette même édition qu’un contrôle de la DDSCPP (inspecteurs vétérinaires rattachés au Ministère de l’Agriculture) mené en septembre (plusieurs mois après la contamination de mars évoquée par Lactalis) aurait conclu à l’absence de problèmes dans l’usine. « Comment les contrôles du Ministère de l’Agriculture pouvaient ils conclure à une telle aberration alors que quelques semaines après, il est admis que des salmonelles seraient dispersées dans toute l’usine ? Cela démontre l’extrême urgence de faire la transparence sur les conditions de fabrication des produits de consommation infantiles, et en particulier des contrôles menés sur ces produits. » insiste Quentin GUILLEMAIN.
Une mère de famille dont l’enfant a été victime de contamination aux salmonelles et membre de l’association a déjà recueilli 4500 signatures depuis le lancement d’une pétition en ce sens il y a 5 jours (change.org/laitcontamine).
 

(1) CP de LACTALIS du 10 décembre : « En accord avec les autorités sanitaires, nous avons immédiatement pris la décision de procéder à la mise en place d’un arrêt technique de nos installations afin d’y engager des mesures de nettoyage et de désinfection additionnelles et renforcées. »

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