Lactalis- Une nouvelle plainte déposée pour « dissimulation de preuves » suite à un vol à la DGCCRF

Dans son édition du 29 aout 2018, le Canard Enchainé révèle le vol d’un ordinateur de la Répression des fraudes (DGCCRF), opportunément volé sans effraction dans des locaux contenant des centaines de bureaux et qui contiendrait, toujours selon l’hebdomadaire, des documents confidentiels sur l’affaire Lactalis.

L’association des familles de victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS), à l’origine de la procédure judiciaire en cours, ne cache pas sa stupéfaction suite à ce vol dans des bureaux de services de l’Etat, de pièces sensibles dans cette affaire. Des éléments qui auraient, sans nul doute possible, été utiles dans l’affaire judiciaire en cours.

Suite à ces nouveaux éléments, M. Quentin GUILLEMAIN, Président de l’AFVLCS, par le biais de son avocate Me Jade Dousselin déposera une plainte contre X pour dissimulation de preuve dans les tous prochains jours afin que la lumière soit faite non seulement sur les circonstances de ce vol incompréhensible mais également sur ses motivations.

« Pour quelles raisons les – responsables de ce méfait – se sont ils intéressés au seuls ordinateurs susceptibles de contenir des informations sur l’Affaire Lactalis ? Quelles étaient les réelles motivations – des auteurs? Comment des bureaux de ce type peuvent ils être accessibles sans effraction ? Quelles précautions les agents de la DGCCRF ont ils pris dans cette affaire pour protéger les éléments en leur possession ?

Et surtout quels documents précisément ont ils été subtilisés et à quelles fins ?-

C’est à toutes ces questions – auxquelles nous   nous souhaitons que l’enquete apporter une réponse par ce dépôt de plainte.

Nous ne pouvons pas entendre que des preuves puissent disparaitre sous notre nez sans réaction et alors même qu’en l’absence de juge d’instruction, les victimes n’ont pas accès aux éléments de l’enquête. » précise Quentin GUILLEMAIN, Président de l’association

« Si une instruction avait été ouverte dès le départ de cette affaire et les pièces subtilisées par l’effraction cotées au dossier, nul doute qu’un tel larcin n’aurait pu avoir des conséquences si grave sur une enquête judiciaire de cette importance ». précise l’avocate de l’association.

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