CP – LACTALIS – 100 analyses positives à la salmonelle connues de Lactalis entre 2005 et 2017, lactalis savait et n’a rien fait

Suite aux documents transmis par la Préfecture de Mayenne à l’Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS), l’hebdomadaire « Marianne », dans son édition du 9 novembre, consacre un dossier entier au groupe Lactalis.
L’édition du journal « Le Parisien – Aujourd’hui en France » du 9 novembre revient également sur cette affaire.
Comme le révèle le magazine « Marianne » et « Le Parisien – Aujourd’hui en France » dans leur édition de demain, ce sont près de 100 analyses qui se sont révélées positives à la salmonelle dans l’usine de Craon entre 2008 et 2017 dont une dizaine l’ont été dans les produits près à la commercialisation. 

Ces nouvelles informations démontrent que Lactalis savait que son usine était contaminée bien avant l’épisode de 2017 et invalident totalement les explications de l’industriel quant aux causes de la contamination qui ont conduit aux retraits rappels des produits infantiles fabriqués dans son usine.
Lactalis avait avancé pour expliquer la contamination de 2017 que des travaux dans le sol en février 2017 avaient conduit à libérer les salmonelles enfouies depuis 2005, date à laquelle 146 enfants avaient déjà été contaminés par des salmonelles présentes dans les produits fabriqués dans la même usine de Craon.
Ces dizaines d’analyses positives dont le géant laitier avait parfaitement connaissance et qui on été réalisées entre 2008 et 2017, démontrent que la bactérie était déjà présente bien en amont de ces travaux et conduisent à s’interroger de nouveau sur les causes de sa présence.
Plus que cela, les autorités semblent avoir découvert cette centaine d’analyses positives, dont certaines dans les produits finis, seulement en février 2018 malgré les contrôles officiels réalisés dans l’usine.
Or et malgré plus d’une centaine d’analyses, qui auraient du alerter;  les comptes rendus des contrôles officiels réalisés avant 2018 par les services vétérinaires de la Préfecture de Mayenne et par les agents de la DGCCRF, que nous nous sommes procurés, n’évoquent, à aucun moment des analyses positives.
Ils démontrent ainsi leur incapacité à prévenir une éventuelle menace pour la santé.
Ces centaines d’analyses positives, dont Lactalis avait connaissance, auraient- elles pu éviter la contamination d’au moins 25 nourrissons dont l’Institut Pasteur a indiqué qu’ils avaient été contaminés entre 2005 et 2017 par la même souche de salmonelle provenant de l’usine ? Pire, combien de bébés ont ils été contaminés sans que ni les autorités ni le grand public ne soient au courant ?
L’entreprise ne semble pas avoir mis en oeuvre de mesures correctives suffisantes dans cette période pour éviter que la bactérie se retrouve dans les produits infantiles et que les nourrissons les consomment.
Il y a fort à parier que Lactalis a vendu des produits dont ils savaient pertinemment qu’ils pouvaient être contaminés.
Que sont devenus les produits  dont on sait aujourd’hui qu’une dizaine d’analyses se sont révélés positives à la salmonelle en 2011, 2013, 2014 notamment ? Ont ils été vendus ? Sur combien de contamination le géant laitier a t’il fermé les yeux au détriment de la santé des petits et grands ? 
Enfin cette centaine d’analyses positives démontrent ce que les familles redoutaient depuis de nombreux mois : la salmonella agona, connue pour être la même qu’en 2005 n’était pas la seule retrouvée dans cette usine mais de multiples autres salmonelles apparaissent : salmonella infantis, salmonella montevideo, salmonella napoli, salmonella derby, etc.
Ce sont pas moins d’une dizaine de type de salmonelles différentes qui ont été retrouvées dans cette usine.
Les victimes pourraient être bien plus nombreuses (les seules recherchées à ce jour l’étant à partir de Salmonella Agona).
« Une nouvelle fois, le géant laitier  savait et n’a rien fait. Cela démontre que Lactalis ne s’est jamais préoccupé de la santé de ses consommateurs et de l’innocuité de leurs produits.
Ces nouvelles révélations permettent aujourd’hui de douter de la suffisance des mesures qui ont été prises pour ré-autoriser la mise en production de cette usine.
L’usine de Craon doit fermer définitivement au vu de la présence d’une dizaine de type de salmonelles pendant plus de 10 ans, de l’incompétence de Lactalis pour les anéantir et des services de l’Etat d’assurer les contrôles nécessaires pour garantir des produits sains. » réagit Quentin GUILLEMAIN, Président de l’AFVLCS.
Alors qu’hier,  les pharmaciens ont été informés du retour de la marque Picot du Groupe Lactalis, l‘AFVLCS appelle les jeunes parents à boycotter les produits des marques Picot et Célia issus de cette usine et appelle plus largement les consommateurs à boycotter les produits du groupe Lactalis tant que l’usine de Craon n’aura pas cesser son activité, seule mesure à même de permettre un retour de la confiance des consommateurs envers l’industriel.
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