“ Quelle suite sera vraiment donnée ? ”

Quentin Guillemain balance et hésite. Les propositions de cette commission d’enquête parlementaire Lactalis ne lui avaient pas été transmises mercredi soir. « Difficile d’avoir une opinion précise » appuie le président de l’association des victimes de cette crise sanitaire et alimentaire qui a pourtant accordé tout le temps nécessaire aux auditions d’amont.
Consciencieux, le jeune père francilien, autrefois niortais, avait tout de même pris connaissance de la teneur essentielle des propositions parlementaires dans l’après midi. « Sur le fond, les recommandations vont bien sûr dans le bon sens. Mais seront-elles suivies d’effets et dans quel délai ? La vraie question tient à la sincérité de nos interlocuteurs, industriels, distributeurs et politiques. Et à leur détermination. » Le plaignant s’interroge sur la parfaite indépendance des parlementaires, à l’égard du gouvernement en particulier qui ne fut pas irréprochable. Et le porte-parole des victimes constate qu’aucune sanction n’a été prise pour l’heure à l’encontre de qui que ce soit.
Mauvais signe s’ajoutant à d’autres.. « Nous avions par exemple suggéré que les laits infantiles puissent être classés comme médicaments pour les nourrissons premier âge. Cette préconisation qui imposait d’autres contrôles a disparu sans même être mentionnée ». Autre exemple : le site unique. « Bruno Le Maire nous le promettait dès janvier… On évoque des contrôles accrus, mais où sont les moyens humains et financiers que l’on avait précédemment diminués d’ailleurs ? »
Pendant ce temps « les retraits de produits continuent sans bruit, concernant d’autres marques ou groupes »assure Quentin Guillemain qui s’indigne du silence opposé à ses demandes d’informations sur la réouverture de l’usine de Craon, en Mayenne.
L’État complice ? « S’il faut se résoudre à l’attaquer, nous n’hésiterons pas. »

 

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